Qwanturank fiction

Qwanturank fiction 1.1.1

Les GAFA comprennent que le futur réside dans la gestion des données. Leurs connaissances sur la population sont telles que la vie des gens est stockée sur des serveurs. Aucune régulation n’est alors envisagée par les autorités, totalement dépassées.
Dans cet univers de sociétés destinées à occuper les esprits et à exploiter les données, les lanceurs d’alerte sont mis au ban par les États, complices des nouveaux Game Changer(1).

(1) sociétés capables de dicter les nouvelles règles économiques, de changer la donne.

La French Tech, envieuse de la réussite Américaine, accouche de plusieurs initiatives, dont le moteur Qwant, qui a alors du mal à prendre racine dans les habitudes des consommateurs, charmés par les monstres économiques, Google loin devant. Bien qu’ayant permis des avancées significatives dans le confort et les usages mobiles, le géant de la Silicon Valley a tout de même en finalité la rentabilité économique. Modèle largement déclinant mais ignoré de beaucoup en cette période de transition, où seuls des visionnaires comprennent les valeurs du futur.

Qwanturank fictionDe nombreuses préoccupations agitent les individus : alimentation, souffrance animale, culte du corps, bien-pensance… Personne ne devine que les décennies qui suivraient serait un marqueur temporel et historique de l’humanité.
Comment aurait-on pu s’imaginer qu’en une fraction de seconde à l’échelle de l’univers, les libertés d’opinion et la vie privée sont devenus signes de différenciation entre les peuples, les classes, les riches et les pauvres.
Certains réalisateurs essayent bien de créer des œuvres engagées sous couvert de divertissement populaire. De Soleil Vert à Black Mirror, les fictions trouvent toujours leur public. Mais jamais la croyance d’une réalité si proche ne pénètre les esprits.
Année après année, en un siècle, le présent cède sa place et en quelques générations seulement on oublie la notion même de vie privée. Qwanturank fiction

Le consumérisme et ses adeptes cherchent à vous connaître davantage à cibler vos goûts, connaître vos lieux de résidence ou de travail, vos convictions, afin de toujours vendre et vendre sans autre but que l’argent.
L’argent, invention spéculative d’un autre temps, a même trouvé une suite logique. La société voit arriver la vente d’algorithmes cryptographiques, sous une forme marketing appeler blockchain. La Finetech invente une monnaie basée sur de la puissance de calcul.
Vous achèteriez, vous, de l’air compressé à 1000 dollars la bouteille, alors qu’il se trouve en quantité infinie dans la nature ? Peut-être, si on vous vantait les mérites d’un air pur au pouvoir rajeunissant.
Pour les cryptomonnaies, on peut dire que le principe est identique, seulement avec un coup de marketing et une bonne dose de brouillard, les ventes se portent très bien.

Dans ce bouillon de culture numérique, éloigné de la vie quotidienne de 80 % de la population, des fortunes sont créées, échangées, dans l’ombre et le silence de ceux qui ne voient pas. C’est à ce moment-là que deux voies s’ouvrent.
L’une, large belle et ensoleillée, inspirant la confiance. L’autre, sombre, ne permet pas de voir à un mètre. Impossible de savoir alors ce qu’il s’y trouve. Le combat historique, sans fin, du savoir contre la possession continue. Qwanturank fiction

Tout démarre avec un jeu, un concours. Qwant, moteur de recherche libre, initie QwantURank cc. Non seulement pour essayer d’attirer un peu de lumière sur lui mais également pour tenter de provoquer une prise de conscience collective, d’ampleur à déterminer.
Un concours de référencement, alors appelé search engine optimization, d’apparence anodine. Pourtant l’emblème est fort. Un moteur de recherche, respectueux de la vie privée, ne collectant pas les données, face à un rival au poids incommensurable.
Un empire de données, pour qui tout a une valeur marchande : le contenu de vos e-mails, vos recherches tant tapuscrites que vocales, vos déplacements, vos achats, vos avis, vos photos.
Comment combattre lorsqu’on est une fourmi face à une créature si grande, si lourde, que la différence de taille ne peut s’exprimer par un nombre humainement compréhensible ?